novembre 2014

L’ÉDITO .

Octobre s’achève… et, depuis quelques jours, la fièvre monte chez les lecteurs de L’indicateur, comme à chaque fin de mois, leur température étant inversement proportionnelle au nombre de jours qui nous séparent de la sortie tant attendue du nouveau numéro de leur magazine préféré ! Vous l’attendiez, le voici ! Lisez-le, puis “vous pourrez reprendre une vie normale”, comme on dit à Groland !

Ce mois-ci, le magazine est consacré à l’OR ! Oui, vous avez bien lu ! Le métal jaune, celui qui rend fou ! Mais aussi celui qu’ont chanté les poètes.

Première étape, le Triangle d’Or, qui, précisément, doit son appellation au fait qu’il était le centre le plus important de la culture et du commerce du pavot, dont la production “valait de l’or”, au sens propre : les cargaisons d’opium étaient payées en métal jaune. Didier Maignan nous fait découvrir ce territoire fascinant, chargé d’histoire. A chacun son Eldorado.

“Tu m’as donné ta boue, et j’en ai fait de l’or”. Ce vers de Baudelaire, c’est Somchai Wongcharoen qui nous le récite ; Somchai n’est pas un conteur, ni un acteur, ni une vedette de la télévision ! Plus prosaïquement, il est “chiffonnier”. Vous vous souvenez ? C’est ainsi que l’on appelait, autrefois, ceux qui “faisaient les poubelles”. Mais aujourd’hui, on ne “ramasse plus les poubelles”! On collecte les déchets. On les valorise. Le précurseur en la matière, c’était l’Abbé Pierre, le chiffonnier d’Emmaüs. La société de ramassage de Somchai, excusez du peu, a presque 1000 sites de stockage, de tri et de recyclage. De l’or en barre ! Qui lui est livré par ses camions de ramassage, et par les humbles chiffonniers qui, comme Suay, l’approvisionnent tous les jours.

L’or encore, celui que les sportifs espèrent tous porter accroché autour de leur cou en récompense de leurs mérites, comme Théo, notre petit prodige, ou encore Hakim, Bobo, Jimmy, Yacine, Christian Mohamed, les gladiateurs des temps modernes. Eux aussi sont des chercheurs d’or; ils n’utilisent ni la pelle, ni le tamis, ces sportifs français! Leurs outils, pour l’un d’entre eux (vous découvrirez lequel dans ces pages), c’est son volant; pour les autres, c’est de leurs pieds et de leurs mains qu’ils se servent pour “conquérir le fabuleux métal que Cipango murit dans ses mines lointaines”. Et l’or qu’ils espèrent gagner ne les fera pas riches… ou seulement riches des souvenirs qu’ils se remémoreront en regardant leurs médailles.

Et encore de l’or, celui qui luit dans les yeux des enfants pendant les célébrations de Loy Krathong, quand les lumières célestes semblent faire tomber une pluie dorée sur nos têtes.

Et enfin ne l’oublions pas… tout cet OR que va nous faire économiser par ses conseils le Docteur Ciambrelli. Sa parole, comme ses écrits, valent vraiment de l’or.

Bonne lecture ! Vous serez plus riche en refermant ce magazine !

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